Synopsis

Connue du monde entier, la Vénus de Milo est l’une des œuvres les plus intrigantes du Louvre. Tentons aujourd’hui de percer une part de ses mystères !

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Les bonus

Les questions de l’épisode !

La Vénus de Milo :

  • Comment a-t-elle été redécouverte ?
  • Pourquoi était-elle au centre d’enjeux politiques pour la France ?
  • À quoi ressemblait-elle lors de sa toute première exposition ?

En Bonus sur le site :

  • Le morceau de marbre qui indique « Antioche du Méandre » appartient-il à la Vénus ?
  • Qu’est-ce que la pomme de la discorde ?
  • Qui sont tous les acteurs de sa redécouverte ?

Et nos sources en bas de page !

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Les bonus

La Vénus de Milo

  • Le morceau de plinthe indiquant Alexandros, Citoyen d’Antioche du Méandre, fils de Menides appartient-il à la Vénus de Milo ? Les pour et les contre !

À Une Tout Autre Histoire, nous ne prétendons pas affirmer la vérité, mais raconter des histoires. Puisqu’il y a toujours débat concernant ce morceau de marbre, nous mettons ici la plupart des arguments. À vous de vous faire un jugement !

CONTRE :

  • Pour Olivier Voutier, cette base semblait appartenir à la statue d’Hermès, et non celle de la Vénus. C’est du moins ainsi qu’il l’a dessiné sur ses croquis lorsqu’il a co-découvert la statue !
  • Le fait que l’endroit où la Vénus ait été retrouvé soit un gymnase demeure une théorie. Il est possible que cet endroit ne soit qu’un dépôt où ont été déposés des morceaux de statue en vrac ! Qui dit que ce morceau de marbre appartient bien aux statues découvert par Kentrotas et Voutier ?
  • Il semblerait que le marbre de cette plinthe et celui de la Vénus ne correspondrait pas. Cela devrait arrêter le débat ! Point final !

POUR :

  • Hé pas si vite ! Si le marbre du morceau et de la statue ne correspondent pas, il est toujours possible qu’il s’agisse d’une restauration ultérieure plus grossière.
  • Il existe un dessin qui représente la Vénus durant sa restauration au Louvre avec ce morceau de marbre. Cela démontre deux choses : que les restaurateurs avaient clairement envisagé la possibilité que la Vénus et cette plinthe pouvaient être exposés ensemble, et que 
  • la statue et cette plinthe semblaient s’imbriquer de façon convaincante.
  • La Vénus et le morceau ont été retrouvés ensemble.
  • le Comte de Clarac, conservateur des Sculptures au Louvre, est catégorique sur le fait que le morceau de marbre et la statue s’imbriquaient.

Ni POUR ni CONTRE :

  • Il est tout à fait possible que ce morceau n’appartienne pas à la Vénus de Milo mais à la statue d’Hermès trouvée avec elle. Pourtant, cela n’enlèverait rien à la valeur de cette plinthe, car une inscription sur un linteau (aujourd’hui disparu) dit ceci : Bacchios fils de Sattos étant hypogymnasiarque a dédié l’exèdre (c’est-à-dire la salle d’exposition) et la statue à Hermès et à Hercule. Or, comme vous le savez, une statue d’Hermès et d’Hercule ont bien été retrouvées avec la Vénus. Il est fort possible que la statue fasse référence à la Vénus. Donc si le morceau de marbre retrouvé appartient à Hermès et non à la Vénus, le morceau de marbre nous donnerait toujours des informations précieuses sur le sculpteur de la Vénus et sur sa date de création, puisque les trois statues auraient été conçues ensemble.
  • D’où vient l’expression La Pomme de la Discorde ?

Le dicton dit : “une pomme par jour éloigne le médecin.” Pourtant, si on en croit les nombreux contes et légendes dans lesquels apparaît ce fruit, la pomme semble apporter plus de désespoir que de bonne santé !

L’une des premières apparitions de la pomme dans les contes & légendes est le fameux mythe de la pomme de la discorde. Si des amis à vous se mariaient sans vous inviter, vous seriez un peu fâché n’est-ce pas ? Hé bien quant un dieu se fâche, les conséquences peuvent être terribles. Car Éris, la déesse de la Discorde, est furieuse de ne pas avoir été invitée aux noces de Pelée et Thétis. Elle jette alors au milieu des invités… une pomme. Cette pomme provient ni plus ni moins que du jardin des hespérides, un lieu merveilleux réservé aux dieux. Y est gravé une inscription, propre à créer les conflits (elle n’est pas la déesse de la discorde et de la dispute pour rien) : à la plus belle. Or, qui est la plus belle ? Héra ? Athéna ? Ou bien Vénus, déesse de l’amour ? Une chamaillerie de cour de récréation s’en suit et Zeus, le dirlo du coin, s’en mêle. Il demande à Pâris de les départager et de choisir la plus belle. Athéna lui promet la réussite, Héra la richesse… Mais il choisit Vénus, qui lui promet l’amour d’Hélène, femme de Ménélas et Roi de Sparte. Pâris s’enfuit alors avec sa nouvelle conquête, ce qui déclenche la guerre de Troie. C’est pourquoi on parle aujourd’hui de pomme de discorde pour désigner une cause au centre d’un conflit. Sacrée Vénus !

  • Qui sont les acteurs de la redécouverte de La Vénus de Milo ?

En noir, les personnes citées dans le film. En rouge, celles qui n’ont pas été intégrées dans le scénario final*.

*Pour rendre notre histoire plus intelligible et fluide, certaines personnes qui ont gravité autour de la redécouverte de la Vénus de Milo ont en effet disparu du scénario final. Ces personnes ayant eu un rôle subalterne, cela ne trahit pas sa véracité historique. Mais parce que sans ces personnes il n’y aurait probablement pas de Vénus de Milo au Louvre, il me semblait important d’en parler ici !

  •  Yorgos Kentrotas. Fermier de l’île de Milos. Il a retrouvé la Vénus et d’autres statues dans son champ le 8 avril 1820 tandis qu’il cherchait des pierres pour bâtir un muret. Il reste durant toute cette histoire assez discret, cherchant simplement à se dégager un petit pécule de sa découverte sans s’attirer trop d’ennuis. Cela se comprend, car voilà qu’un fermier sans histoire est soudainement pris entre le Royaume de France et l’Empire ottoman !
  • Olivier Voutier. Élève-officier de la marine française. Il participe à la redécouverte de la Vénus et offre ainsi un argument aux autorités françaises pour revendiquer l’achat de la statue. En 1821, il démissionne de la marine et participe à la guerre d’indépendance grecque pendant laquelle il s’attire les honneurs et la gloire.
  • Louis Brest. Consul de France (c’est-à-dire son représentant) sur l’île de Milos, Louis est un héros méconnu de cette histoire. Il a travaillé auprès du conseil de sages de l’île pour les convaincre de ne pas vendre trop vite la statue aux autorités ottomanes. Surtout, c’est lui qui pousse tous les explorateurs et les représentants français qui passent par Milos à aller observer la Vénus, pour les convaincre d’en toucher mots aux autorités royales. C’est grâce à ces efforts répétées que le Marquis de Rivière apprend l’existence de la statue et en fait finalement son acquisition.
  • Charles François Riffardeau de Rivière. Ambassadeur de France à Constantinople, il ne doit sa place qu’à la chute de l’Empire et à la Restauration de la Monarchie, auquel il est resté fidèle. Fin militaire mais piètre diplomate n’y connaissant pas grand chose à l’Empire Ottoman, il souhaite avant tout son retour en France. Quel meilleur prétexte pour abandonner son poste que d’acheter une statue antique et de l’escorter vers Paris ?
  • Oconomos / Economo Vergi. Un moine à la mauvaise réputation. Il fait un premier versement pour la statue mais le conseil de sages de l’île est partagé : il y a de fortes chances pour que Yorgos ne voit jamais le reste de l’argent. Mais les habitants sont-ils prêts à s’attirer les foudres de l’Empire Ottoman auquel Oconomos prétend être le représentant ? Après l’indépendance grecque, Oconomos disparait de la circulation.
  • Auguste de Forbin. Il est le directeur des Musées de France. C’est lui qui décide de couper court aux discussions autour de la Vénus et de la présenter telle quelle. Sous sa direction, le Louvre achète des œuvres restées dans l’Histoire de l’Art, comme Les Sabines de David ou Le Radeau de la Méduse de Géricault. Pour la petite histoire, il a visité Milos dès 1817, soit trois ans avant la découverte de la Vénus. Il est même fort possible qu’il ait visité la côte où se trouvait encore la statue, puisqu’il s’agissait d’un lieu où d’autres morceaux de marbre avaient déjà été retrouvés. Il est à noter que Forbin est également un peintre de talent.
  • Nicolas Morousi. Il s’agit du dragoman de la région. Chrétien venu de Constantinople, il est en réalité le véritable dirigeant des îles grecques. En effet, par un système assez complexe, c’est au dragoman de lever les taxes (et de s’en attribuer un confortable pourcentage). Furieux après la perte de la Vénus, il se vengera sur les habitants de Milos, comme le craignait le conseil de sages. Heureusement, les autorités françaises tiennent promesse et n’abandonnent pas Milos. Ils se plaignent auprès des autorités ottomanes, ce qui mène à la chute de Morousi. Ce dernier est capturé par ses anciens patrons… et décapité !
  • Marie-Louis-Jean-André-Charles Demartin du Tirac, qu’on appellera sobrement Comte de Marcellus. Il est secrétaire de l’Ambassadeur de France à Constantinople à l’époque. Par un curieux détour du Destin, il s’avère qu’il est un ancien camarade d’enfance de Nicolas Morousi, mais également… le futur beau-fils d’Auguste de Forbin ! Oui, Marcellus a rapporté à futur beau-papa un sacré cadeau ! Car c’est bien lui qui mène les tractations pour acheter la statue. Mieux, il est très certainement le cerveau derrière toute l’aventure car il sait que le Marquis de Rivière souhaite quitter Constantinople, et qu’il cherche alors n’importe quelle excuse pour quitter son poste. Et on sait également que Marcellus a également une tout autre raison de visiter l’île…
  • Jules Dumont d’Urville. Il est un véritable personnage à la Jules Verne dont une simple note ne suffirait pas à résumer l’existence. Jeune officier indomptable et ambitieux à l’époque de notre histoire, il a joué un rôle très important dans l’achat de la Vénus par la France. Après avoir été informé de la découverte d’une statue antique par Louis Brest (le consul de l’île) c’est Dumont d’Urville qui informe à son tour le Marquis de Rivière (l’ambassadeur) et Marcellus qu’une incroyable Vénus pourrait être achetée par la France. Sans lui, point de Vénus au Louvre ! Il mène par la suite une vie tout à fait extraordinaire faites d’aventures et d’explorations diverses. Mais ça… C’est une tout autre histoire !
  • Voici nos sources !

  • Disarmed: The Story of the Venus de Milo, par Gregory Curtis
  • La Vénus de Milo. Son arrivée et son exposition au Louvre, par Étienne Michon
  • La Vénus de Milo, par Félix Ravaisson

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